SEMESTRE 1 - UE 2.10 Infectiologie, hygiène

Bactériologie - Les bactéries

Définitions

Biologie : Science qui étudie tout vivant.

Microbiologie : Science qui étudie les microorganismes : bactéries, champignons, virus etc. 

Bactériologie : Science qui étudie des interactions entre les micro-organismes et l'Être humain. C'est une des branches de la  Microbiologie.

Bactérie :  Désigne un vivant qui possède un organisme microscopique et procaryote.


    Caractéristiques d'une bactérie

    C'est un organisme microscopique, aussi appelé micro-organisme qui mesure de 0,5 à 5 microns. 

    Elle se caractérise par son caractère unicellulaire et procaryote, c'est à dire qu'il ne comporte pas de noyau dans sa composition. Cette caractéristique est propre aux bactéries et aux archées ( archéobactéries ) .

    Cet organisme ne possèdent ni réticulum, ni mitochondries, ni plastes, de plus il est le répandus et le plus ancien organisme vivant connu.

    Les bactéries ont une caractéristique de vie atypique : elles vivent en communauté, appelé colonie bactérienne, c'est ce qui leur permet de survivre et de s'échanger des gènes entre elles.

    C’est Louis Pasteur qui mettra en évidence grâce à ses travaux le rôle fondamental des bactéries dans la fermentation et dans certaines maladies.


    Structure d'une bactérie

    Nous avons vu que ce micro-organisme avait une structure procaryote, quant à sa composition, l’extérieur de certaines bactéries possèdent tout de même une capsule, qui peut être l'agent de la pathogénicité. Celle-ci est dite antigénique : des anticorps peuvent être fabriqués contre elle.

    On peut considéré que la structure d'une bactérie se compose de 

    La paroi : elle joue le rôle de protecteur et donne aussi leur forme aux bactéries, ce qui permet de faire la distinction entre les deux types de bactéries : bacille et Cocci.

    La constitution chimique de la paroi permet, grâce à la réaction de gram, de mettre en évidence 2 grands groupes de bactéries : les Gram + et les Gram –

    Noyau : on parle de chromosome bactérien car il n’y a pas de membrane nucléaire.

    Plasmides : ce sont des fragments d’ADN qui portent des gènes de résistance aux antibiotiques et aux antiseptiques.

    Ces gènes les bactéries peuvent se les transmettre. Cette diffusion explique la diffusion de la résistance aux antibiotiques.


    Cycle de vie

    Dans des conditions idéales les bactéries se multiplient très vite.

    La multiplication par bipartition est la plus courante chez les bactéries : le chromosome circulaire (ADN) se dédouble et la cellule se divise en deux : c'est la reproduction conforme.

    Une cellule mère donne deux cellules filles identiques entre elles et à la cellule mère.

    Dans des conditions défavorables certaines bactéries forment une spore très résistante qui pourra se transformer, quand les conditions seront plus favorables, en une nouvelle bactérie.


    Croissance

    Toutes les bactéries n’ont pas les mêmes conditions de croissance.

    En général elles ont besoin de :

    • Eau
    • Source d'énergie
    • Source de carbone
    • Source azote
    • Éléments minéraux
    • PH neutre, alcalin ou acide
    • Température
    • Teneur en oxygène

    Il y a 4 grands types respiratoires :

    - Aérobie stricte : elle a besoin d'oxygène pour vivre et se développer

    - Micro aérophile : elles ne fonctionnent correctement que sous une pression réduite de dioxygène.

    - Aérobies facultatives : peuvent utiliser toutes les voies énergétiques ou se limiter aux principales

    - Anaérobies facultatives : ne peuvent utiliser que les fermentations.


    Lieux de vie

    → Tous les écosystèmes, il y en a partout.

    Les bactéries de l’environnement sont les bactéries saprophytes qui assurent la transformation de l’azote en ammoniaque.

    Les bactéries sont essentielles à notre survie cependant parfois elles sont pathogènes pour l’homme (listéria, legionella, bacillus…)

    → Elles peuvent également être intégrée aux animaux, aux plantes et à l’homme avec lesquels elles entretiennent des relations:

    • De symbiose
    • De commensalisme
    • De parasitisme


    1- Bactéries commensales

    Elles vivent dans les flores commensales qui se constituent dès la naissance au niveau de la peau et des muqueuses. (Bouche, peau, vagin, voies aériennes, tube digestif)

    Remarque : un être humain possède autant de cellules qui lui sont propres que de micro-organismes

    Fonction de la flore commensale colique :

    Aide à la digestion

    Action dans la synthèse des vitamines

    Rôle de barrière contre d’autres bactéries qui pourraient être pathogènes

    Les bactéries commensales nous sont donc indispensables.


    2- Bactéries pathogènes

    Elles peuvent entrainer des maladies à leur hôte. Pour cela il faut qu’elles puissent s’accrocher à l’épithélium ou aux muqueuses.

    Certaines bactéries possèdent :

    - Un pouvoir invasif : capacité à se répandre dans les tissus et à y établir des foyers infectieux

    - Un pouvoir toxinogène : capacité à produire des toxines

    Dose infectante = quantité de bactéries capables de produire la maladie infectieuse. Elle varie selon les bactéries.

    Exotoxines = macromolécules diffusibles à l’extérieur de la bactérie. Elles ont différentes cibles et donc un effet spécifique.

    Leur action peut être locale ou à distance.

    Leur action est inhibée par les anticorps.

    Endotoxines = ne concerne que les bactéries GRAMM –

    Elles ont toujours le même effet

    En résumé, Il existe :

    - Bactéries pathogènes strictes : entrainent une maladie quel que soit le patient sauf dans certains cas de porteurs sains

    - Bactéries pathogènes opportunistes : bactéries commensales ou saprophytes devenant pathogène lorsque les défenses de l’hôte sont affaiblies. C'est-à-dire quand il y a rupture de la barière cutanéomuqueuse ou lors de la destruction des flores commensales (antibios par exemple)


    Modes de pénétration

    1) La peau

    2) Muqueuses respiratoires

    3) Muqueuse conjonctivale (oeil)

    4) Muqueuse oro-digestive

    5) Muqueuse génitale

    6) Muqueuse urinaire


    Sources d’infection

    Elles peuvent être :

    - Endogène : c’est notre propre flore commensale qui nous rend malade

    - Exogène : par quelqu’un d’autre (porteur sain, malade, soignant), animaux, environnement.


    Voies de transmission

    1- Transmission directe

    Obligatoires pour les bactéries fragiles car sinon elles ne survivent pas.

    Contact cutané, muqueux, par gouttelettes

    2- Transmission indirecte

    Il y a un intermédiaire entre le réservoir et l’hôte récepteur.

    Exemple : eau, surface contaminée, air, alimentation, mains


    Environnement hospitalier

    Les contaminations sont variables, cela dépend des services, des patients …

    La pression de sélection des antibiotiques fait que l’on trouve plus facilement des bactéries multi-résistantes à l’hôpital.


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    Le risque infectieux

    Définitions

    Risque : probabilité de survenue d’un événement indésirable causant un préjudice au patient, au soignant, au visiteur.

    Contamination : processus entraînant la présence de micro-organismes sur des objets, des surfaces, des personnes.

    Colonisation : multiplication localisée de micro-organismes qui peut dériver d’une contamination ou d’une inoculation, sans réaction tissulaire, et qui devient une partie de la flore du sujet.

    Infection : Pénétration et développement, dans un être vivant, de micro-organismes pathogènes qui peuvent rester localisés, diffuser par voie sanguine, ou répandre leurs toxines dans l’organisme.

    • Infection endogène: infection dont les germes en cause proviennent du patient lui-même.
    • Infection exogène: infection dont les germes responsables sont d’origine extérieure au patient (environnement, équipement médical, personnel, autres patients…)

    Infection associée aux soins (IAS) : qui survient au cours ou à la suite de la prise en charge d’un patient, et n’était ni présente ni en incubation au début de sa prise en charge. Un délai d’au moins 48h ou un délai supérieur à la période d’incubation est couramment accepté pour définir une IAS.

    Pour les sites opératoires, infection survenue dans les 30 jours suivant l’intervention.

    Pour les prothèses ou implants, infection survenant dans l’année qui suit l’intervention.


    Deux catégories d’IAS :

    ❖ IAE : Infection associée à l’environnement de soins.

    • Présence physique dans la structure (résidents, soignants, visiteurs)
    • Origine environnementale à caractère épidémique (grippe, légionellose, aspergillose)

    ❖ IAA : infection associée aux actes de de soins.

    • Inclus l’hébergement et le nursing
    • Inclus le professionnel de santé ou personne Encadrée
    • Les soins auto dispensés
    • Quel que soit le lieu.


    Les principaux micro-organismes impliqués dans les IAS :

    • Escherichia coli : 25%
    • Staphylococcus aureus : 14% (dont 52% de BMR)
    • Pseudomonas aeruginosa : 20%
    • Clostridium difficile : 1,1%


    Conséquences des IAS

    Durée de séjour augmentée en moyenne de 3 à 7 jours.

    Coûts :

    • Humain
    • Financier
    • Image


    Facteurs favorisants

    1. Facteurs liés au patient

    • Âge
    • Déficience immunitaire
    • Pathologies spécifiques et/ou chroniques

    2. Contexte architectural

    a- Organisation spatiale et fonctionnelle

    Organisation spatiale : les 4 zones

    •  Zone 1 → Faible risque: zone ouverte à toute population. Hall d’entrée, cafétéria, ….
    •  Zone 2 → Risque modéré: zone accueillant des patients en tenue de ville. Consultations, long et moyen séjour, psychiatrie…
    •  Zone 3 → Risque élevé: nécessite un accès réglementé: réanimation, SI, laboratoires, ….
    •  Zone 4 → Risque très élevé: protection du personnel et de l’environnement: grands brûlés, néonatalogie, bloc opératoire, oncologie

    Organisation fonctionnelle : les circuits

    •  De personnes : personnel, malades et visiteurs
    •  De matières inertes : linge, déchets, alimentation, matériel
    •  Avec deux possibilités :

    – un circuit propre et un circuit sale
    – un seul circuit (propre et sale) avec progression du propre vers le sale et conditionnement hermétique du propre et du sale.

    b- Matériaux de revêtement

    Ils doivent correspondre à des caractéristiques précises :

    – Les revêtements doivent être lisses, uniformes, lessivables, résistants aux agents chimiques et aux chocs.

    c- Traitement de l’air

    L’air est filtré dans tous les blocs opératoires.

    Certains services (réa, SI) sont aussi équipés de filtres.

    Une maintenance de ces installations doit être assurée : surveillance, entretien, traçabilité…

    d- Traitement de l’eau

    - L’eau est filtrée

    - Les circuits de l’eau doivent être simples et courts (pas de stagnation).

    e- Mesures de protection d’un chantier


    3. L’entretien de l’environnement

    Il a pour but de réduire momentanément la contamination d’une surface.

    La propagation des germes est favorisée quand il est mal assuré ou non réalisé.


    4. L’organisation du travail

    Les dysfonctionnements aggravent les situations à risque inhérentes à l’activité du service :

    – Interruption de la chaîne de soins

    – Perception différente du risque/le personnel

    – Charge en soins


    5. Les techniques de soins

    Les risques sont liés :

    •  au matériel utilisé
    •  aux portes d’entrées (sondes, cathéters…)
    •  aux actes invasifs (endoscopies)
    •  aux actes de chirurgie de plus en plus agressifs
    •  aux interventions longues
    •  à la multiplication des actes


    6. Les thérapeutiques

    Effets de certains traitements curatifs qui diminuent les défenses immunitaires :

    • corticoïdes,
    • chimiothérapies,
    • immunosuppresseurs

    Effets de certaines prophylaxies qui induisent une sélection de germes (BMR) :

    • antibiotiques et antiseptiques pour l’individu,
    • détergents/désinfectants pour l’environnement et le matériel


    7. La durée d’hospitalisation

    Plus l’hospitalisation est longue, plus on est exposé au risque infectieux en milieu hospitalier.

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    Créateur de la méthodologie "Réussite TFE" ainsi que de la formation vidéo du même nom. J'accompagne pas à pas les étudiants dans la rédcation de leur mémoire de fin d'étude mais aussi dans la préparation de leur oral.
    Co-fondateur de ce blog.


    " Mon but est d'aidé un maximum d'étudiants en soins infirmiers à réussir leurs examens tout au long de leurs 3 années de formation afin de leur garantir simplicité, tranquilité d'esprit et des méthodes d'apprentissage efficaces. "

    Geoffrey B.  , Co-fondateur de Objectif-infirmère.fr

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