SEMESTRE 3 - UE 2.8 Processus obstructifs

Invagination intestinale aiguë

C’est la pénétration en doigt de gant d’un segment du tube digestif dans le segment d’aval, elle survient en général entre deux mois et deux ans

Forme habituelle iléocolique (iléon qui entre dans le côlon) et idiopathique.

Rarement à cause d’un diverticule de Meckel ou de polypes.


Signes cliniques

  • Douleur paroxystique sévère entre 5 et 30 minutes
  • Période de calme et de somnolence entre les attaques
  • Nausées, vomissements, refus du biberon
  • Rectorragies
  • On peut sentir un peu dans la validation sur le cadre colique ou au toucher rectal
  • Si diagnostic tardif : occlusion intestinale aiguë.


Exploration

Radio (peut-être normale).

Échographie abdominale.

Biochimie rien : de spécifique.


Traitement

Lavement aux hydrosolubles en contexte chirurgical

Chirurgie si absence de desinvaginations ou désinvaginations incomplètes.


Complications

  • Occlusion intestinale aiguë
  • Péritonites par perforation
  • Récidive

Occlusion intestinale

Définition

Interruption partielle ou totale du transit intestinal avec arrêt des matières et des gaz

Il en existe 2 types :

− Occlusion mécanique :

o Strangulation (bride de volvulus)

o Obstruction :

  • Paroi (tumeur)
  • Extrinsèque (lésion de voisinage)
  • Lumière (fécalome, corps étranger)

- Occlusion fonctionnelle (paralysie)

Physiopathologie

Accumulation de liquide et de gaz en amont de l’obstacle → Distension intestinale → OEdème pariétal (l’eu est mal réabsorbée) → Augmentation de la pression dans la lumière intestinale (hypoxie locale) → Hypovolémie → Prolifération bactérienne dans le liquide de stase → Translocation bactérienne → Choc septique → Péritonite


Diagnostic

1. Interrogatoire

Plus ou moins des douleurs abdominales

Vomissements parfois fécaloïdes

Arrêt des matières et des gaz

2. Examen clinique

Ballonnement abdominal

Cicatrices abdominales (signes d’antécédents chirurgicaux)

Toucher rectal

3. Examens complémentaires

Biologique : insuffisance rénale (retentissement métabolique de l’occlusion)

Echo, scanner, endoscopie.


Etiologie

1. Occlusion de l’intestin grêle

  • Brides
  • Tumeur de l’intestin grêle
  • Hernies pariétales

2. Occlusion colique

  • Tumeur
  • Diverticulite
  • Fécalum
  • Voluvlus du sigmoïde


Traitement

C’est une urgence médico-chirurgicale

  • À jeun
  • Sonde gastrique si nécessaire
  • Rééquilibration hydroélectrique
  • Courbe de diurèse

Si présence d’un fécalome : lavement évacuateur ou extraction manuelle

Sinon opération par célioscopie ou laparotomie.


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Lithiase urinaire

Formation d’un calcul car les urines se concentrent en un sel lithogène qui se cristallise

Elles sont plus fréquentes chez l’homme.


Facteurs de risque lithogène

1. Alimentaires

Augmentation de consommation :

  • Produits laitiers
  • Protéines animales
  • Sel 
  • Sucres rapides
  • Oxalates (chocolat, café…)
  • Purines

Diminution de consommation :

  • Fibres alimentaires
  • Apports liquidiens

2. Familiaux

Dans le cas des lithiases calciques

3 Anomalies anatomiques

Qui favorisent la stase urinaire :

  • Jonction pyélo-urétérale
  • Rein en fer à cheval / ectopique
  • Diverticules caliciels
  • Reflux vesico-ureteral
  • Méga uretère congénital

4. Calculs médicamenteux


Différents types de calculs

1. Lithiase calcique

Etiologie idiopathique

2. Lithiase urique

Favorisée par des urines acides

Radio-transparente

3. Lithiase de cystine

Maladie héréditaire

4. Lithiase phospho-amoniaco-magnésienne

Se développent dans des urines infectées et alcalines


Signes cliniques

❖ Colique néphrétique (car mise en tension des cavités rénales): douleurs lombaires unilatérale par crise paroxystique violente irradiant vers l’aine et la fosse iliaque et les organes génitaux

❖ Signes digestifs : nausées, vomissements, constipation

❖ Signes urinaires : dysurie, pollakiurie, constipation

❖ Signes généraux : anxiété, agitation



Examen cliniques

  • BU : présence de sang, nitrites, leucocytes
  • Constantes
  • Percussion douloureuse de la fosse lombaire
  • Eliminer les diagnostics différentiels : appendicite, colique hépatique, grossesse extra-utérine.

Examens complémentaires

  • Echographie rénale
  • Uroscanner


Traitement

  • Lithiase urinaire
  • Traitement de la crise + drainage des urines (sonde double J ou néphrostomie)
  • Emission spontanée
  • Traitement du calcul
  • Néphrolitotomie percutanée = abord direct des cavités rénales
  • Urétéroscopie = fragmentation in situ du calcul par voies naturelles (rétrograde)
  • Lithotripsie extra corporelle = Ondes de choc complications : hématurie, douleurs résiduelles

➔ Bilan, régime, traitement médical


Traitement médicamenteux :

  • Anti-inflammatoire
  • Antispasmodique
  • Antalgique puissant

Restriction hydrique au moment de la crise

Repos

Perfusion avec AINS + Spasfon + morphine si nécessaire


Surveillance :

− Tamisage des urines pour récupérer le calcul

− Pouls, TA

− Douleur

− Diurèse

− Température


Traitement de fond :

Pour limiter les récidives lithiasiques (dépend de la nature du calcul) :

Cure de diurèse (> 2l / jour)

Correction des facteurs nutritionnels

Traitement médicamenteux

Broncho-pneumopathie chronique obstructive - BPCO

Obstruction permanente et progressive des voies aériennes non totalement réversible

Trois types de lésions se succèdent dans la progression de la maladie :

• Bronchite chronique

Présente plus de 3 mois par an depuis plus de deux ans consécutifs

Elle se traduit par de la toux et des expectorations

• BPCO

Diminution non complétement réversible des débits aériens

• Emphysème

Destruction des alvéoles qui se regroupent pour former des grosses alvéoles


Diagnostic différentiel :

  • Asthme
  • Bronchectasie (dilatation des bronches)
  • Mucoviscidose
  • Bronchite chronique


Physiopathologie

C'est l'ensemble des éléments symboliques et/ou matériel qui caractérise une société est influencé membres. C'est à travers la culture qui est la nôtre que nous interagissons avec nos environnement physique et social.


Facteurs de risque

1. Environnement

Tabac

Infection respiratoire associé à un tabagisme passif pendant l’enfance

Pollution

2. Génétique

Déficit en une certaine enzyme

Maladie héréditaire


Signes cliniques

  • Maladie longtemps muette
  • Toux chronique
  • Expectorations
  • Dues aux hypersécrétions bronchiques
  • Dyspnée progressive
  • Sifflement thoracique
  • Distension thoracique : aspect en tonneaux du thorax
  • Limitation du débit expiratoire
  • Hypoxémie chronique
  • Insuffisance respiratoire
  • Cachexie : Dégradation profonde de l'état général, accompagnée d'une maigreur importante.
  • Respiration lèvres pincées


Examens

1. Exploration fonctionnelle respiratoire (EFR)

Examen indispensable au diagnostic

C’est un examen dynamique alternant les cycles respiratoires normaux et forcés.

Il ne faut pas avoir consommé de tabac depuis plus de 1é heures pour réaliser cet examen.

Cet examen comprend :

• Mesure du gaz du sang

• Mesure des débits / volumes mobilisés dans les cycles respiratoires (spiromètre)

• Mesure de la perméabilité alvéo-capillaire

2. Radio pulmonaire

On peut observer : une distension thoracique et un éclaircissement des apex.

3. Test de marche de 6 minutes

Mesure de la distance, de la saturation, de la fréquence cardiaque


Prise en charge

Le but n’est pas de guérir mais de :

  • Prévenir la progression
  • Améliorer la tolérance à l’effort
  • Prévenir et traiter les complications
  • Réduire les symptômes
  • Améliorer la qualité de vie
  • Réduire la mortalité

Le dépistage précoce est fondamental (questionnaire + spiromètre)


Traitement pharmacologique

- En préventif : arrêt du tabac
- Kiné respiratoire et motrice
- Bronchodilatateurs (diminuent la dyspnée et donc améliore la qualité de vie)
- Corticoïdes inhalés (limitent les exacerbations)
- Fluidifiant bronchique
- Antitussifs
- Oxygénothérapie
- Chirurgie


Exacerbation

1. Signes

  • Augmentation de la dyspnée
  • Augmentation du volume de l’expectoration
  • Troubles du sommeil

  • 2. Causes

  • Bronchite aigue
  • Insuffisance cardiaque
  • Embolie pulmonaire

  • 3. Indications d’hospitalisation

  • Aggravation brutale de la dyspnée
  • Echec du traitement
  • Absence d’entourage au domicile
  • Trouble de la conscience
  • Acidose
  • Hypotension artérielle

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    Créateur de la méthodologie "Réussite TFE" ainsi que de la formation vidéo du même nom. J'accompagne pas à pas les étudiants dans la rédcation de leur mémoire de fin d'étude mais aussi dans la préparation de leur oral.
    Co-fondateur de ce blog. 

    " Mon but est d'aidé un maximum d'étudiants en soins infirmiers à réussir leurs examens tout au long de leurs 3 années de formation afin de leur garantir simplicité, tranquilité d'esprit et des méthodes d'apprentissage efficaces. "

    Geoffrey B.  , Co-fondateur de Objectif-infirmère.fr

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